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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 13:17

 

 

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     Ce matin, direction la Fac, comme tout mardi matin qui se respecte. Sâle temps, pas de pluie, un peu de vent et un air plus que frais. Tout ça pour en venir à l'imprévu de la matinée morose qui s'annonçait : la venue d'un jeune syndicaliste avec ses tracts et son discours au micro, laissant la prof avec son power point.

 

     Et là ! Surprise totale ! Je commence la lecture du tract -le discours me passant au dessus je dois dire- et je tombe sur "refusons la tutelle de tout partir politique". Bon, très bien me dis-je. Bien que les arguments sentent le socialisme à des kilomètres, au moins ce syndicat reste "autonome".

 

     Sauf que quelques lignes plus bas, je tombe sur la liste des soutiens et sur celui qui retient évidemment mon attention :

 

"Riposte face à l'extrême-droite"   Hum...blague? Refus de tutelle de partis politique mais acceptation d'un soutien luttant contre un parti politique tout de même important dans notre pays? Hum...?

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 14:45

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     Eh oui, en pleine période électorale, les sujets politiques ne manquent pas.

Voici donc un article consacré au pluralisme que j'aimerais débuter par une définition de ce terme tirée de mon petit Larousse compact 2001).

 

      Pluralisme : n.m. :conception qui admet la pluralité des opinions et tendances en matière politique, sociale, économique, syndicale, etc.

 

     J'omets volontairement la définition philosophique et précise que seul l'aspect politique nous interresse dans cet article, que je classe dans la rubrique -politique- bien que relevant d'une opinion personnele.

 

     Alors que le premier tour des élections présidentielles est derrière nous et que la campagne pour le second repart de plus belle, deux éléments retiennent mon attention.

     Premièrement, le fait que les journalistes (et même certains politiciens) parlent d'un premier tour à "neuf contre un" (Tout le monde veut prendre sa place?). En effet, pas un seul candidat n'a pas une partie de son programme intitulée "Sarkozy c'est mal, moi c'est mieux". Tous n'ont eu de cesse de critiquer le président sortant qui n'est, je tiens à le rappeler, qu'un candidat au même titre que les autres, bien que cela apporte peu à la campagne finalement.

Je ne vais pas vanter les mérites du sarkozysme, mais j'estime que l'on ne peut pas le critiquer sur tout et n'importe quoi. Sarkozy, contrairement (ou disons de manière plus poussée) à ses prédécesseurs Chirac et Mittérand, a joué le rôle de chef d'état hyperactif, ce qui pour moi justifie en partie les critiques à son égard mais en même temps les contredit. On ne peut quand même pas reprocher à un président d'avoir été plus que présent au cours de son mandat, soyons honnêtes.

Comme exemple, j'aimerais donner celui de la dette publique qui a, certe, beaucoup augmenté, mais bien moins qu'ailleurs (comme aux Etats-Unis par exemple).

Par conséquent, j'estime que la critique et facile et n'aurait pas lieu d'être.

 

     Deuxièmement, un mot en particulier a retenu mon attention, un mot qui apparaît dans le discours de presque tous les candidats : le rassemblement.

J'ai donc ressorti mon petit Larousse pour vérifier, et il y a bien le mot "union" dans la définition. Mais alors, union autour de qui ou de quoi?

En effet, je rappele qu'au second tour d'une élection présidentielle, lorsqu'un des deux candidats est élus, lorsqu'il obtient la majorité des suffrages donc, cette majorité n'est que de 50/55%. Alors peut-on réellement parler d'union?

 

     Je précise que je ne vais pas non plus vanter les mérites de l'Ancien Régime, mais tiens au moins à souligner que la démocratie et la pluralité des partis n'ont entraîné que théoriquement l'unité de la nation dans la mesure où, à chaque élection présidentielle, la moitié du pays est en désaccord avec son gouvernement.

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 15:39

imagesCAQ3WEIK.jpg     Ayant appris hier soir, comme 60 millions de français les yeux et les oreilles grands ouverts devant leur poste de radio ou de télévision, que les candidats du second tour à la présidentielle de 2012 sont M.Hollande et le président sortant M.Sarkozy (je ne donnerai aucun pourcentage ici), cela m'a étrangement rappelé mes cours de Sciences économiques et sociales du lycée et plus précisément Alexis de Tocqueville et ses études sur la démocratie en Amérique. Alors voici un article qui m'a parut interressant à écrire.

 

     Tocqueville (1805-59) a publié son premier ouvrage en 1835 : De la démocratie en Amérique. après un voyage aux Etats-Unis (sans blague!). Je fais volontairement l'impasse sur l'égalisation des conditions et les nombreux points abordés dans son oeuvre pour arriver à celui qui nous interresse particulièrement : la professionnalisation de la représentation politique.

     Rappelons qu'à cette époque, la France est sortie de l'Ancien Régime et que la démocratie américaine est encore relativement jeune.

     Tocqueville avance l'idée de "démocratie représentative" qui, pour lui, est le fait que des représentants agissent au nom de ceux qu'ils représentent. Ils exercent donc un mandat représentatif.

Et il va plus loin que cela en avançant l'idée de "professionnalisation de la vie politique" (qui depuis a atteint des sommets que peut-être lui-même n'osait imaginer) qui n'est autre que le fait que les actions politiques soient menées par des professionnels dont elles sont l'activité principale. Cela nécessite certaines compétences ainsi que des rapports particuliers entre gouvernants et gouvernés (l'exemple donné par Tocqueville est la connaissance du droit).

      Selon la thèse avancée dans son oeuvre, ce phénomène peut entraîner un risque de despotisme, les élus pouvant s'attribuer le droit de jugement de l'intérêt de leurs mandants, ainsi qu'un désintérêt de la vie politique de lapart d'électeurs désabusés par les actions ou l'incompétence de leurs représentants.

Il en résulterait une montée de l'abstentionnisme mais également de "votes sanctions" remettant en cause la légitimité des élus. On le remarque parfaitement aujourd'hui par le score reccord du Front National aux élections présidentielles qui dépasse les 18% (oui j'avais dit pas de pourcentages...).

 

     Enfin, pour ce qui est de l'époque actuelle, que Tocqueville n'a évidemment (malheureusement?) par connue, je tiens à souligner le fait que l'on vote deplus en plus pour des candidats et non plus (j'exagère mais pas tant que ça) pour de réelles idées politiques.

L'exemple qui me vient à l'esprit et l'existence d'un sondage sur "la carrure de président". Bien sûr, cela a son importance, mais rien que le fait que ce sondage soit officiel prouve que Tocqueville n'avait pas tort.

 

 

     Je renvoie les plus curieux aux études d'Alexis de Tocqueville sur la démocratie, sur le plan politique mais également social.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 19:55

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       Cet article ne sera qu'un écho au "Luxe de la démocratie".

 

     Une civilisation dont la culture aurait trop, ou trop tôt, pris le pas sur la "défense de la nation" et la "stabilité du régime politique", rappelons bien que cela s'applique dans le cadre d'une nation naissante, c'est à dire plutôt dans l'Antiquité que dans une société moderne, aura tendance à s'effacer au profit d'autres ayant accordé la priorité à la puissance d'une armée, même sans aucun but d'invasion de territoires extérieurs.

 

     En effet, les nations ayant accordé une trop grande place -ou trop tôt- à la littérature, la poésie, l'art etc... n'ont jamais vraiment été à même de résister à celles en quête d'expansion territoriale ou de "solidité" -et donc de sauvegarde- de leur civilisation. Ce n'est (malheureusement?) pas sans raison si, quand la nature lui a offert un bâton, au bout l'Homme y a mis une lance, et ce avant d'en faire une flûte ou un pinceau, et si la majorité des civilisations tissant des napperons s'est effondrée face à celles fabriquant des arcs et des flèches.

 

 

 

 

 

Pour cet article et "le luxe de la démocratie", je renvoie les curieux à la trilogie "Nous les dieux - Le souffle des dieux -Le mystère des dieux" de Bernard Werber.

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 19:38

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 Ayant lu dans un roman-que je ne citerai pas- que la démocratie est un luxe, j'ai décidé d'y consacrer un article.

 

     Une nation précaire ne peut se permettre le luxe de la démocratie.

En effet, du moins plus de notre temps puisque notre société actuelle est qualifiée (plus que qualifiable parfois) de "moderne", une nation naissante, donc sans véritables frontières, nécessite davantage un pouvoir centralisé plutôt que la mise en place d'un système fédéral. Ce s'applique principalement à l'Antiquité et au Moyen-Age, l'établissement des frontières de chaque "nation" ayant eu lieu il y a nombre d'années (beaucoup d'appelations ont depuis changé, on dit rarement aujourd'hui "pour les vacances je pars avec maman et papa au Saint-Empire Germanique...").

 

     La liste des "conquérants", "grands hommes d'Etat" qu'on pourrait citer est évidemment longue mais la majorité ont pour point commun : la guerre, et ce même au XXe siècle. Pour n'en citer que quelques uns : César, Alexandre le Grand, Attila, Hitler, Napoléon Ier etc... (oui je vous entend d'ici "César était romain, et Rome était en république à ce moment-là" Bah oui, et après? Qui a concquit la Gaulle? Et puis qui est venu ensuite? Octave, bel exemple de république? Plus sérieusement, quand on pense à la Rome de l'époque, on peut dire qu'elle était menée par ses grands généraux, aussi bien que par les politiciens en faveur de la république).

 

     Ansin, une fois une nation stable instaurée, aux bases et frontières solides, un système démocratique peut être envisagé. Je tien à ajouter qu'un système exagérément centralisé, disons sans parlement ou une quelconque opposition, ne dure qu'un temps.

 

 

     Je renvoie les plus curieux aux études d'Alexis de Tocqueville, ce dernier ayant qualifié le système démocratique d'"inéluctable" dans les sociétés modernes.

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